Cette petite plante qui pousse sur la tige s’appelle un keiki (« bébé » en hawaïen) : c’est un clone naturel de votre orchidée, que vous pourrez détacher et rempoter quand ses racines mesureront 3 à 5 cm.
Vous pensiez avoir une tige défleurie banale, et voilà que des petites feuilles — parfois même des racines — apparaissent sur un nœud de la hampe. Bonne nouvelle : votre orchidée est en train de se reproduire toute seule, et vous allez pouvoir obtenir une deuxième plante gratuitement.
| Étape | Geste |
|---|---|
| 1. Patienter | Laisser le keiki sur la tige jusqu’à 2-3 racines de 3-5 cm |
| 2. Couper | Sectionner la tige 1-2 cm de part et d’autre du keiki, ciseaux désinfectés |
| 3. Rempoter | Petit pot transparent, substrat fin d’écorces, sans enterrer les feuilles |
| 4. Soigner | Lumière vive sans soleil direct, substrat à peine humide les premières semaines |
| 5. Attendre | Première floraison : comptez généralement 1 à 3 ans |
Pourquoi mon orchidée fait-elle un keiki ? #
Deux lectures possibles, et les deux existent. Version heureuse : une plante en pleine forme, avec de bonnes conditions de culture, se multiplie naturellement — chez certaines variétés (dendrobiums notamment), c’est très courant. Version stratégie de survie : une orchidée affaiblie peut aussi produire un keiki pour « se sauver » en se clonant. Regardez l’état général : feuilles fermes et racines saines, tout va bien ; plante fatiguée, traitez d’abord la cause (arrosage, lumière, racines).
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Quand et comment le séparer #
La patience est la clé : un keiki détaché trop tôt, sans racines suffisantes, a peu de chances de survivre. Attendez qu’il porte deux ou trois racines de 3 à 5 cm et au moins deux feuilles. Coupez alors la hampe florale de part et d’autre du keiki avec un outil désinfecté à l’alcool, et rempotez-le dans un petit pot avec un substrat d’écorces fin, racines dedans, feuilles dehors. Certains jardiniers laissent le morceau de tige apparent : il finit par sécher, ce n’est pas gênant.
Peut-on le laisser sur la plante mère ? #
Oui, rien n’oblige à le séparer. Le keiki continuera de grandir « en famille », nourri par la tige. L’inconvénient : il puise de l’énergie sur la plante mère, qui peut fleurir un peu moins. Si la mère est vigoureuse, ce duo peut durer des années et donner un bel ensemble touffu.
Le laisser sur la tige : c’est elle qui le nourrit en attendant. On ne détache jamais un keiki sans racines. S’il n’en fait pas après de longs mois, une poche d’atmosphère humide autour de sa base (sphaigne à peine humide) peut l’encourager.
Généralement au bout de 1 à 3 ans après la séparation, le temps qu’il construise son système racinaire et son feuillage. C’est un projet de patience. Un excès de chaleur constante (nuits trop chaudes) ou un déséquilibre favorise parfois les keikis au détriment des hampes florales. Des nuits un peu plus fraîches en automne remettent souvent la floraison en route.
Pas comme une plante verte classique : ni feuille ni racine ne redonnent de plante. Chez le phalaenopsis, le keiki est la voie de multiplication accessible aux amateurs ; le reste (semis, division) relève des professionnels ou d’autres genres d’orchidées.
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